Une salariée travaille dans une entreprise du secteur de la chimie. Alors qu'elle apprend sa grossesse, elle n'en informe son employeur que près de 5...

La possibilité de recourir au contrat de travail intermittent doit être prévue par un accord d’entreprise ou d’établissement ou, à défaut, par une convention ou un accord collectif étendu par arrêté ministériel… nécessairement conclu préalablement à la signature du contrat de travail ?


Contrat intermittent : permis par un accord collectif

Une entreprise d’accueil de l’enfant emploie une salariée en qualité de garde d’enfant à domicile. Mais parce que son activité comporte une alternance de périodes de travail et de périodes non travaillées, elles signent un CDI intermittent.

Sauf que le contrat de travail a été signé en l’absence de tout accord collectif autorisant le contrat intermittent, remarque la salariée qui réclame dès lors la requalification de son contrat de travail en CDI à temps complet.

Ce que refuse l’employeur : si le contrat a certes été signé en l’absence d’accord collectif le permettant, un accord de branche l’autorisant a été conclu l’année suivant la signature du contrat de travail. Cet accord régularise donc, selon lui, le contrat intermittent.

Faux, rétorque le juge : le contrat de travail intermittent conclu en l'absence d'accord collectif est illicite et doit être requalifié en contrat de travail à temps complet, peu importe qu’une convention collective ait ultérieurement autorisé le recours à un tel contrat, dès lors qu’un nouveau contrat de travail, conforme à ses stipulations, n’est pas conclu.

Source : Arrêt de la Cour de Cassation, chambre sociale, du 17 février 2021, n° 19-15765 (NP)

Contrat intermittent : un accord sinon rien ! © Copyright WebLex - 2021

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